L1.SpS vs PASS/LAS : Comparatif des parcours pour accéder aux filières MMOPK

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Depuis la réforme des études de santé, différents parcours permettant aux étudiant·e·s de se préparer aux concours MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie). Cependant, selon les universités, la structure et les appellations de ces formations varient. À Strasbourg, par exemple, les étudiant·e·s suivent un parcours particulier : la L1 Sciences pour la Santé (SpS). Alors, quelle est la différence entre la L1.SpS et la PASS ou la LAS plus largement présentes au niveau national ? 

1. PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé)

Le PASS est une première année spécialisée qui combine des matières de santé avec une option de réorientation vers une autre discipline.

  • Majeure : Matières liées à la santé comme l’anatomie, la biologie, la chimie, la physique, etc. Ces matières représentent environ 80 % du volume global des cours.
  • Mineure : Discipline  au choix (droit, psychologie, économie, etc.), ce qui lui permet de se réorienter en cas d’échec au concours santé. L’étudiant.e consacre à peu près 20 % de son temps aux matières de sa mineure.

2. LAS (Licence avec Accès Santé)

La LAS est un parcours hybride où l’étudiant·e suit une licence classique dans le domaine de son choix (psychologie, droit, sport...) tout en ayant des cours de santé en mineure.

  • Majeure : Matières de la discipline non-santé choisie comme psychologie, droit ou sport. Cela représente environ 80 % de son volume horaire global de cours.
  • Mineure : Matières liées à la santé comme l’anatomie, la biologie, la chimie, la physique, etc. L’étudiant.e consacre seulement 20 % de son temps à cette mineure santé.

Dans les deux cas, l’année doit être validée pour accéder au concours MMOPK. Parmi celles et ceux qui ont validé leur année, seul.es les étudiant.es ayant les meilleures notes se verront proposer une place en deuxième année de l’une des cinq filières de santé. En cas d’échec au concours mais validation de l’année, il leur sera possible de poursuivre dans la licence choisie (la majeure pour LAS et la mineure pour PASS) et retenter le concours en deuxième ou troisième année, offrant ainsi deux chances.

3. L1 SpS (sciences pour la santé) : la spécificité de Strasbourg

La L1.SpS est un parcours proposé à Strasbourg et dans quelques autres facultés à travers la France. Il prépare également au concours MMOPK et est composé de trois blocs :

  • Bloc Santé : Cours fondamentaux en biochimie, chimie, physique, biologie et anatomie, tous orientés vers la santé. Ce bloc fait partie de ce qu’on appelle le tronc commun.
  • Bloc Transversal : Cours de méthodologie universitaire, sciences humaines et sociales et une langue vivante, ainsi qu'un projet professionnel personnalisé. Ce bloc fait également partie de ce qu’on appelle le tronc commun.
  • Bloc Disciplinaire : Matière choisie sur Parcoursup parmi 11 parcours proposés, tels que la psychologie, le droit ou les sciences économiques.

Pour accéder au concours MMOPK, l’étudiant.e doit obtenir une moyenne supérieure à 10/20 entre les 3 blocs mais sous condition que le bloc santé soit validé sans compensation avec les 2 autres blocs. Un interclassement sera ensuite établi uniquement sur la base des notes du bloc santé et du bloc transversal. Seul.e.s les étudiant.e.s ayant obtenu les  meilleures notes se verront proposer une place en deuxième année de l’une des cinq filières de santé.

En cas d’échec au concours, l’étudiant·e peut se réorienter en L2.SpS, à condition de valider l’année avec une moyenne de 10/20. Ceci lui laisse une seconde chance de repasser le concours.

La réussite au concours MMOPK est ici un un vrai jeu d’équilibriste car il faut avoir d’excellentes notes en bloc santé et en bloc transversal tout en gardant le bloc disciplinaire sous contrôle.

Récapitulatif

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Transformer ses cours en mini-podcasts

Les études de santé (PASS, LAS et SpS) exigent une assimilation rapide d’un volume important de connaissances scientifiques. Dans ce contexte, varier les approches d’apprentissage n’est plus un confort, mais une nécessité. Utiliser un outil gratuit comme Google NotebookLM pour transformer ses cours en résumés audio offre une manière complémentaire d’aborder les révisions, centrée sur l’écoute et la synthèse.

Une autre façon d’encoder l’information

Passer d’un support écrit à un format audio modifie le traitement cognitif du cours. L’étudiant ne se limite plus à lire ou à écrire : il mobilise aussi la mémoire auditive. Cette diversification des canaux d’apprentissage renforce la consolidation des connaissances. Le résumé oral met davantage en avant les idées essentielles et les enchaînements logiques, ce qui favorise une compréhension globale plutôt qu’une mémorisation fragmentée. Dans des matières où les mécanismes et les relations entre notions sont centraux, cette vue d’ensemble est particulièrement précieuse.

Des révisions intégrées au quotidien

Le format podcast s’insère facilement dans des moments qui échappent habituellement au travail académique : transports, marche, temps d’attente. Ces périodes deviennent des occasions de réactiver le cours sans surcharge visuelle ni fatigue liée aux écrans. L’objectif n’est pas de remplacer les apprentissages approfondis, mais d’ajouter une répétition régulière et légère, qui entretient la familiarité avec les notions et le vocabulaire scientifique.

Exemple : un podcast d’embryologie

Un résumé audio consacré à la première semaine du développement embryonnaire illustre bien l’intérêt de ce format.

En quelques minutes, le podcast peut retracer la fécondation, la formation du zygote, les divisions cellulaires successives, le passage aux stades de morula puis de blastocyste, et le début de la migration vers l’utérus. Présentée sous forme de narration chronologique, cette succession d’étapes devient un processus cohérent plutôt qu’une liste de termes à retenir. L’écoute aide ainsi à reconstruire le fil logique du développement embryonnaire, facilitant la compréhension et la mémorisation.

Ces mini-podcasts ne constituent pas une méthode unique, mais un outil de consolidation efficace. En combinant gain de temps, diversité cognitive et clarté des enchaînements, l’apprentissage par l’écoute trouve naturellement sa place dans la préparation exigeante des études de santé.

Vers une nouvelle réforme ?
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Le 20 octobre 2025, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi visant à réorganiser la première année de santé. Cette réforme cherche à répondre aux limites du système PASS-LAS-SpS mis en place en 2019, jugé complexe et peu lisible pour les étudiants et leurs parents.

Voici les principaux changements envisagés.

Une voie unique d’accès

La réforme propose la fin du système PASS-LAS-SpS au profit d’une seule licence universitaire.
La première année comporterait majoritairement des enseignements en santé, et toujours une discipline hors santé choisie dans un catalogue restreint qu'aujourd'hui.
L’objectif est double : simplifier et clarifier le parcours d’accès pour les étudiants, tout en réinstaurant une cohérence nationale dans les critères d’admission aux filières médicales.

Un accès expérimental en pharmacie via Parcoursup

Le texte prévoit également que, dans la limite d’un tiers des capacités d’accueil, l’entrée en première année d’études de pharmacie puisse se faire directement via Parcoursup, à titre expérimental. Cela permettrait de diversifier les profils d’étudiants, en s’appuyant sur une sélection au niveau du lycée.

Une première année sur tout le territoire

Pour mieux répartir les futurs professionnels de santé, la proposition de loi prévoit l’organisation d’une première année d’accès aux études de santé dans chaque département.
Elle étend en outre à l’ensemble du territoire l’expérimentation d’options santé dans les lycées situés en zones sous-denses, afin d’encourager les vocations locales.

Rentrée 2027

La réforme doit maintenant être examinée par l’Assemblée nationale. Si elle est adoptée dans les prochains mois, son application pourrait intervenir à partir de la rentrée universitaire 2027.

L'article du Sénat

À savoir avant de se lancer en médecine
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Faire médecine, ce n’est pas seulement aimer les sciences ou vouloir aider. C’est accepter un parcours long, avec des périodes de fatigue, de doute, de pression. On commence tôt à l’hôpital, on prend des responsabilités progressivement, on joue une partie de son avenir lors des EDN et ECOS. Mais c’est aussi un chemin qui donne du sens : celui d’apprendre un métier profondément humain.

Les six premières années : un parcours commun et encadré

Généraliste, chirurgien, pédiatre… peu importe la spécialité, tous les étudiants commencent par une première année très sélective : la PASS, la LAS ou parfois la SpS selon les facultés. Ceux qui réussissent accèdent ensuite aux deux années suivantes, encore assez théoriques. On y apprend le fonctionnement du corps, les organes, les maladies, la pharmacologie, et c’est aussi le moment où se posent les bases médicales communes.

Les premiers pas à l’hôpital arrivent généralement en deuxième ou troisième année, sous forme de stages d’observation. On découvre les services, leur organisation, les patients…

Puis, à partir de la quatrième année, on devient externe. À ce stade, on partage son temps entre les cours à la fac et les stages à l’hôpital. On commence à interroger des patients, à réaliser des examens simples, à rédiger des comptes-rendus et à participer à la vie des services. C’est là une vraie immersion dans le quotidien du soin.

Les EDN et les ECOS : l’étape décisive

En octobre de la sixième année arrivent les EDN (épreuves écrites) suivis en mai des ECOS (épreuves pratiques).

Les EDN testent les connaissances et la façon de raisonner face à des situations médicales. Les ECOS, eux, sont des mises en situation : on joue une consultation avec un patient simulé, on doit poser les bonnes questions, examiner, expliquer, parfois rassurer.

Ces deux examens donnent un classement national. Et ce classement détermine deux éléments essentiels : la spécialité que l’on pourra exercer et la ville dans laquelle on effectuera la suite de sa formation. C’est pourquoi cette période est souvent l’une des plus stressantes des études.

L’internat : apprendre le métier, vraiment

Après les résultats, chaque étudiant choisit sa spécialité et sa ville. C’est l’entrée dans l’internat. À ce moment-là, on devient médecin en formation, salarié de l’hôpital. On soigne vraiment, on prend des décisions, on fait des gardes, mais toujours sous la supervision de médecins plus expérimentés.

L’internat dure entre quatre et six ans selon la spécialité. Il se termine par la rédaction d’une thèse. Une fois soutenue, on obtient officiellement le titre de docteur en médecine.

Ce que disent les étudiants

Au-delà des chiffres et des étapes, ce sont souvent les témoignages d’étudiants qui permettent de comprendre la réalité du parcours. Beaucoup racontent le choc de la première garde, le stress des EDN, mais aussi l’annonce d'un diagnostic ou le fait de rassurer un patient.

La chaine Youtube du medCast

Dans les témoignages, on découvre que chacun vit ses études différemment : certains trouvent leur équilibre rapidement, d’autres doutent, beaucoup s’accrochent grâce à leur passion ou à leur équipe de stage. Ces récits permettent de réaliser que médecine n’est pas seulement un cursus, mais une expérience profondément humaine, partagée par des milliers d’étudiants chaque année.

Ces témoignages sont à écouter dans le medCast.

À retrouver sur Spotify, Apple Podcast ou sur YouTube.