Reforme 2027

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À la rentrée de septembre 2027, une seule formation donnera accès à la médecine, la maïeutique, l’odontologie, la pharmacie et la kinésithérapie (MMOPK) : la licence portail santé (LPS).

Les choix sur Parcoursup

Sur Parcoursup, vous formulez un seul vœu « licence portail santé », que vous accompagnez d’un ou plusieurs sous-vœux. Chaque sous-vœu correspond à une mention de licence : biologie, chimie, physique, mathématiques, psychologie, droit, STAPS, etc.

Le sous-vœu n’est pas un détail. La mention obtenue devient votre bloc disciplinaire pendant toute l’année, et c’est la licence que vous poursuivrez en L2 si vous n’êtes pas admis en santé. Deux questions doivent guider ce choix :

  • Dans quelle matière suis-je assez solide pour valider le bloc sans compensation possible ?
  • Quelle licence me demandera le moins de travail pour performer au bloc santé?

La liste des mentions ouvertes sera fixée par arrêté, puis déclinée par chaque université. Les formations doivent être saisies sur Parcoursup d’ici le 10 décembre 2026. À Strasbourg, les 11 parcours actuels devraient être maintenus.

Une année organisée en trois blocs

La première année compte 60 crédits ECTS, répartis en trois blocs. Les fourchettes laissent à chaque université une marge pour construire sa maquette.

  • Le bloc santé (BS, 24 à 30 ECTS) est commun à tous les étudiants, quel que soit leur sous-vœu. Il réunit les disciplines de santé fixées par arrêté : biologie, chimie, physique, anatomie, physiologie, sciences du médicament, santé publique.
  • Le bloc disciplinaire (BD, 24 à 30 ECTS) correspond à la mention choisie sur Parcoursup. Il est enseigné comme dans une vraie licence, par une composante autre que la faculté de santé.
  • Le bloc transversal (6 à 12 ECTS) développe l’analyse, l’expression, la connaissance des métiers de la santé et les compétences numériques.

La règle essentielle est l’absence de compensation entre le bloc santé et le bloc disciplinaire : chacun doit être validé pour lui-même. Une très bonne moyenne en santé ne rattrape pas un bloc disciplinaire échoué, et inversement.

Le processus de sélection

L’entrée en deuxième année MMOPK reste sélective, dans la limite des places ouvertes par chaque université. Il n’y a pas de concours unique : le classement repose sur l’ensemble des notes de l’année.

  1. Valider le BS et le BD, chacun avec au moins 10/20, sans compensation entre eux.
  2. Être classé dans son parcours, avec les étudiants de la même mention.
  3. Être interclassé sur les notes du bloc santé : les candidats de tous les parcours sont départagés sur ce bloc, ce qui en fait LE critère décisif.

Selon les universités, des oraux peuvent compléter le classement. Leur format et leur poids figureront dans la maquette de chaque faculté. La première candidature concentre l’essentiel des places, environ 80 % selon les annonces du ministère.

La seconde chance en L2 et le redoublement

Chaque étudiant dispose de deux candidatures au maximum pour entrer en santé : la première en fin de première année, la seconde en fin de L2.

L1 validée mais pas admis.

L’étudiant qui a obtenu ses 60 ECTS sans être admis (ou sans être classé) poursuit en L2 dans sa mention. Il peut présenter une seconde candidature en fin de L2, à condition d’avoir validé les 60 ECTS de L2 dans la même mention.

L1 non validée.

Deux casse présentent :

  • Redoublement si l’étudiant a obtenu au moins 70% des ECTS en BS et en BD. Une fois sa L1 validée, il passe en L2 et peutcandidater en fin de L2, mais les redoublants sont classés après les autres candidats.
  • Réorientation vers une autre formation sil’étudiant a obtenu moins de 70 % des ECTS en BS ou en BD.

Le seuil de 70 % sera fixé par l’arrêté d’application. Le redoublement n’est donc pas une chance supplémentaire : il permet de rester dans le parcours, mais avec un classement défavorable lors de la seconde candidature

Ce que l’on peut préparer dès le lycée

Le bloc disciplinaire ne peut pas être anticipé : il dépend du parcours obtenu sur Parcoursup, que vous ne connaîtrez qu’au printemps. Préparer à l’avance le droit ou la psychologie n’aurait pas de sens.

Le bloc santé, lui, peut et doit être anticipé. Il est commun à tous les étudiants et ses contenus sont connus : biologie cellulaire, biochimie, chimie, physique, anatomie, physiologie.

C’est surtout le bloc décisif et le plus sélectif. En licence portail santé, c’est sur ses notes que les candidats de tous les parcours sont départagés. En L2, la seconde candidature repose elle aussi sur la maîtrise de ces enseignements. Arriver à la rentrée avec des bases solides dans ces matières, c’est gagner un temps précieux sur une année où chaque note compte dès le premier contrôle.

Préparer le bloc santé avant la rentrée avec la PrépaLycée Santé de formaScience

Le bloc disciplinaire dépend du sous-vœu obtenu sur Parcoursup, on ne peut donc pas le préparer à l’avance. Le bloc santé, lui, est commun à tous les étudiants de la licence portail santé. C’est lui qui départage les candidats de tous les parcours, en fin de première année comme en L2. C’est précisément ce bloc que la PrépaLycée Santé de FormaScience permet de travailler par anticipation, dès la classe de seconde.

La prépa s’organise autour de six UE semestrielles, construites à partir des enseignements de la première année de santé à Strasbourg :

  • Biologie cellulaire : la cellule, ses membranes, ses organites et son cycle.
  • Biochimie : les molécules du vivant, des acides aminés aux acides nucléiques.
  • Mathématiques : les outils de calcul et de biostatistiques indispensables en santé.
  • Anatomie des systèmes : études des principaux systèmes et appareils du corps humain.
  • Anatomie générale : l’organisation du corps humain et le vocabulaire anatomique.
  • Histologie : les tissus et leur organisation.

Arriver à l’université en ayant déjà vu ces notions change tout. Au lieu de tout découvrir dans un rythme très soutenu, l’étudiant consolide et approfondit des bases qu’il connaît déjà. Il gagne du temps dès les premiers contrôles, sur une année où chaque note compte pour le classement.

Adopter dès maintenant la méthode de travail universitaire

Réussir en licence portail santé ne dépend pas seulement de ce que l’on sait, mais aussi de la façon dont on travaille. Le volume de cours, l’autonomie demandée et le contrôle continu sont très différents du lycée. La PrépaLycée Santé habitue les lycéens à la méthode universitaire :

  • apprendre à partir de cours structurés en UE ;
  • ficher l’essentiel ;
  • s’entraîner régulièrement avec des QCM ;
  • s’organiser sur un semestre plutôt qu’au chapitre.

Les élèves sont aussi accompagnés par Maia, l’assistante IA de FormaScience entraînée sur le programme de la faculté de Strasbourg, disponible pour répondre à leurs questions.

Résultat : à la rentrée, l’étudiant connaît déjà les contenus du bloc santé et sait comment les travailler. C’est un double avantage sur le bloc le plus décisif et le plus sélectif de la licence portail santé.

Inscriptions et présentation des UE sur medbox.formascience.fr.

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Transformer ses cours en mini-podcasts

Les études de santé (PASS, LAS et SpS) exigent une assimilation rapide d’un volume important de connaissances scientifiques. Dans ce contexte, varier les approches d’apprentissage n’est plus un confort, mais une nécessité. Utiliser un outil gratuit comme Google NotebookLM pour transformer ses cours en résumés audio offre une manière complémentaire d’aborder les révisions, centrée sur l’écoute et la synthèse.

‍Une autre façon d’encoder l’information‍

Passer d’un support écrit à un format audio modifie le traitement cognitif du cours. L’étudiant ne se limite plus à lire ou à écrire : il mobilise aussi la mémoire auditive. Cette diversification des canaux d’apprentissage renforce la consolidation des connaissances. Le résumé oral met davantage en avant les idées essentielles et les enchaînements logiques, ce qui favorise une compréhension globale plutôt qu’une mémorisation fragmentée. Dans des matières où les mécanismes et les relations entre notions sont centraux, cette vue d’ensemble est particulièrement précieuse.

Des révisions intégrées au quotidien‍

Le format podcast s’insère facilement dans des moments qui échappent habituellement au travail académique : transports, marche, temps d’attente. Ces périodes deviennent des occasions de réactiver le cours sans surcharge visuelle ni fatigue liée aux écrans. L’objectif n’est pas de remplacer les apprentissages approfondis, mais d’ajouter une répétition régulière et légère, qui entretient la familiarité avec les notions et le vocabulaire scientifique.

Exemple : un podcast d’embryologie‍

Un résumé audio consacré à la première semaine du développement embryonnaire illustre bien l’intérêt de ce format.

En quelques minutes, le podcast peut retracer la fécondation, la formation du zygote, les divisions cellulaires successives, le passage aux stades de morula puis de blastocyste, et le début de la migration vers l’utérus. Présentée sous forme de narration chronologique, cette succession d’étapes devient un processus cohérent plutôt qu’une liste de termes à retenir. L’écoute aide ainsi à reconstruire le fil logique du développement embryonnaire, facilitant la compréhension et la mémorisation.

Ces mini-podcasts ne constituent pas une méthode unique, mais un outil de consolidation efficace. En combinant gain de temps, diversité cognitive et clarté des enchaînements, l’apprentissage par l’écoute trouve naturellement sa place dans la préparation exigeante des études de santé.

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Vers une nouvelle réforme ?
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Le 20 octobre 2025, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi visant à réorganiser la première année de santé. Cette réforme cherche à répondre aux limites du système PASS-LAS-SpS mis en place en 2019, jugé complexe et peu lisible pour les étudiants et leurs parents.

Voici les principaux changements envisagés.

Une voie unique d’accès

La réforme propose la fin du système PASS-LAS-SpS au profit d’une seule licence universitaire.
La première année comporterait majoritairement des enseignements en santé, et toujours une discipline hors santé choisie dans un catalogue restreint qu'aujourd'hui.
L’objectif est double : simplifier et clarifier le parcours d’accès pour les étudiants, tout en réinstaurant une cohérence nationale dans les critères d’admission aux filières médicales.

Un accès expérimental en pharmacie via Parcoursup

Le texte prévoit également que, dans la limite d’un tiers des capacités d’accueil, l’entrée en première année d’études de pharmacie puisse se faire directement via Parcoursup, à titre expérimental. Cela permettrait de diversifier les profils d’étudiants, en s’appuyant sur une sélection au niveau du lycée.

Une première année sur tout le territoire

Pour mieux répartir les futurs professionnels de santé, la proposition de loi prévoit l’organisation d’une première année d’accès aux études de santé dans chaque département.
Elle étend en outre à l’ensemble du territoire l’expérimentation d’options santé dans les lycées situés en zones sous-denses, afin d’encourager les vocations locales.

Rentrée 2027

La réforme doit maintenant être examinée par l’Assemblée nationale. Si elle est adoptée dans les prochains mois, son application pourrait intervenir à partir de la rentrée universitaire 2027.

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L'article du Sénat

À savoir avant de se lancer en médecine
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Faire médecine, ce n’est pas seulement aimer les sciences ou vouloir aider. C’est accepter un parcours long, avec des périodes de fatigue, de doute, de pression. On commence tôt à l’hôpital, on prend des responsabilités progressivement, on joue une partie de son avenir lors des EDN et ECOS. Mais c’est aussi un chemin qui donne du sens : celui d’apprendre un métier profondément humain.

Les six premières années : un parcours commun et encadré

Généraliste, chirurgien, pédiatre… peu importe la spécialité, tous les étudiants commencent par une première année très sélective : la PASS, la LAS ou parfois la SpS selon les facultés. Ceux qui réussissent accèdent ensuite aux deux années suivantes, encore assez théoriques. On y apprend le fonctionnement du corps, les organes, les maladies, la pharmacologie, et c’est aussi le moment où se posent les bases médicales communes.

Les premiers pas à l’hôpital arrivent généralement en deuxième ou troisième année, sous forme de stages d’observation. On découvre les services, leur organisation, les patients…

Puis, à partir de la quatrième année, on devient externe. À ce stade, on partage son temps entre les cours à la fac et les stages à l’hôpital. On commence à interroger des patients, à réaliser des examens simples, à rédiger des comptes-rendus et à participer à la vie des services. C’est là une vraie immersion dans le quotidien du soin.

Les EDN et les ECOS : l’étape décisive

En octobre de la sixième année arrivent les EDN (épreuves écrites) suivis en mai des ECOS (épreuves pratiques).

Les EDN testent les connaissances et la façon de raisonner face à des situations médicales. Les ECOS, eux, sont des mises en situation : on joue une consultation avec un patient simulé, on doit poser les bonnes questions, examiner, expliquer, parfois rassurer.

Ces deux examens donnent un classement national. Et ce classement détermine deux éléments essentiels : la spécialité que l’on pourra exercer et la ville dans laquelle on effectuera la suite de sa formation. C’est pourquoi cette période est souvent l’une des plus stressantes des études.

L’internat : apprendre le métier, vraiment

Après les résultats, chaque étudiant choisit sa spécialité et sa ville. C’est l’entrée dans l’internat. À ce moment-là, on devient médecin en formation, salarié de l’hôpital. On soigne vraiment, on prend des décisions, on fait des gardes, mais toujours sous la supervision de médecins plus expérimentés.

L’internat dure entre quatre et six ans selon la spécialité. Il se termine par la rédaction d’une thèse. Une fois soutenue, on obtient officiellement le titre de docteur en médecine.

Ce que disent les étudiants

Au-delà des chiffres et des étapes, ce sont souvent les témoignages d’étudiants qui permettent de comprendre la réalité du parcours. Beaucoup racontent le choc de la première garde, le stress des EDN, mais aussi l’annonce d'un diagnostic ou le fait de rassurer un patient.

La chaine Youtube du medCast

Dans les témoignages, on découvre que chacun vit ses études différemment : certains trouvent leur équilibre rapidement, d’autres doutent, beaucoup s’accrochent grâce à leur passion ou à leur équipe de stage. Ces récits permettent de réaliser que médecine n’est pas seulement un cursus, mais une expérience profondément humaine, partagée par des milliers d’étudiants chaque année.

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Ces témoignages sont à écouter dans le medCast.

À retrouver sur Spotify, Apple Podcast ou sur YouTube.

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