Préparer sa rentrée en PASS/LAS/SpS pendant l’été.

Pour optimiser ses chances de réussite en PASS/LAS/SpS, il est indispensable d’anticiper sa rentrée pendant l'été. Cet article fournit des conseils pratiques pour aborder cette nouvelle année avec confiance et sérénité.
Savoir où on met les pieds
Se renseigner sur le site internet de la fac, du tutorat ou auprès de sa prépa
Il est essentiel de bien comprendre le fonctionnement de la faculté pour te familiariser avec le programme, le planning, les modalités d’examens, leur fréquence, et le nombre de places disponibles dans chaque filière MMOPK. Avoir une vision claire de la stratégie à adopter te permettra de mieux organiser ton année.
Contacter d’ancien•ne•s étudiant•e•s
Utilise les groupes sur les réseaux sociaux ou le bouche à oreille pour obtenir des informations précieuses et des conseils pratiques de la part d’autres étudiant•es.
Préparer un planning de travail
Revoir et maîtriser les bases vues au lycée
Concentre-toi sur les matières scientifiques telles que les mathématiques, la SVT, la chimie et la physique. La biologie est souvent la matière la moins à jour à la sortie du lycée : accorde-lui une attention particulière.
Adopter des méthodes réalistes
Il ne sert à rien de vouloir commencer à apprendre tout le programme dès maintenant. Mieux vaut privilégier une compréhension profonde des concepts plutôt que l’apprentissage par cœur.
Planifie 2 à 4 heures de travail par jour du lundi au vendredi, ce qui est suffisant pour bien réviser sans te surmener. Nous te conseillons également de faire le deuil des belles fiches et du contenu esthétique que personne n’a le temps de réaliser dans la vraie vie.
Participer à une pré-rentrée
Pour trouver du contenu de qualité et être accompagné•e, tu peux te rapprocher d’organismes certifiés (prépa, tutorat, etc.) et participer à une pré-rentrée. L’objectif est de se remettre dans le rythme après les vacances, trouver une méthode de travail et anticiper le programme du 1er semestre.
Organiser son environnement de travail
Aménager son espace
Crée un espace de travail confortable et agréable dans ta chambre ou ton appartement étudiant. Assure-toi qu’il soit propice à la concentration et à la révision car tu y passeras le plus clair de ton temps.
S’organiser avec ses proches
Discute avec les membres de ta famille ou tes colocataires pour garantir le calme et la tranquillité nécessaires pendant tes moments de travail.
Se procurer les fournitures
Outils de travail
Que tu préfères un ordinateur portable ou une tablette, l’important est de choisir l’outil qui te convient le mieux. Pense aussi à faire le plein de fournitures de papeterie : classeurs, feuilles, post-its, flashcards, pochettes plastifiées, stabilos, etc.
Renseigne-toi également sur les outils et applications pouvant faire la différence (applications de prise de notes, assistants pédagogiques comme medprof.ai, etc.).
Achat de livres
La plupart des livres sont disponibles à la Bibliothèque Universitaire, mais certains peuvent être intéressants à découvrir pendant l’été. Voici quelques suggestions :
- Biochimie Générale de J.H Weil
- L’Atlas Netter d’Anatomie Humaine (il existe également une version à colorier)
- Le Gray’s Anatomy
Anticiper son planning personnel
Maintenir une bonne santé mentale est crucial pour tenir durant la première année. Entretiens ta vie sociale, dégage-toi du temps pour continuer tes activités physiques ou culturelles (cherche un nouveau club sportif, une école de musique, des cours de dessin, etc.), et renseigne-toi sur les activités disponibles dans ta ville ou à la fac pour t’octroyer du temps pour toi et augmenter ton efficacité dans les révisions.
Faire le plein de sommeil et d’énergie
Le but n’est pas d’arriver à la rentrée épuisé•e par le travail accompli pendant l’été. La période estivale est faite pour se reposer, se changer les idées et reprendre des forces qui seront plus que nécessaires pendant cette première année !

PASS/LAS/SpS : réviser autrement
Transformer ses cours en mini-podcasts
Les études de santé (PASS, LAS et SpS) exigent une assimilation rapide d’un volume important de connaissances scientifiques. Dans ce contexte, varier les approches d’apprentissage n’est plus un confort, mais une nécessité. Utiliser un outil gratuit comme Google NotebookLM pour transformer ses cours en résumés audio offre une manière complémentaire d’aborder les révisions, centrée sur l’écoute et la synthèse.
Une autre façon d’encoder l’information
Passer d’un support écrit à un format audio modifie le traitement cognitif du cours. L’étudiant ne se limite plus à lire ou à écrire : il mobilise aussi la mémoire auditive. Cette diversification des canaux d’apprentissage renforce la consolidation des connaissances. Le résumé oral met davantage en avant les idées essentielles et les enchaînements logiques, ce qui favorise une compréhension globale plutôt qu’une mémorisation fragmentée. Dans des matières où les mécanismes et les relations entre notions sont centraux, cette vue d’ensemble est particulièrement précieuse.
Des révisions intégrées au quotidien
Le format podcast s’insère facilement dans des moments qui échappent habituellement au travail académique : transports, marche, temps d’attente. Ces périodes deviennent des occasions de réactiver le cours sans surcharge visuelle ni fatigue liée aux écrans. L’objectif n’est pas de remplacer les apprentissages approfondis, mais d’ajouter une répétition régulière et légère, qui entretient la familiarité avec les notions et le vocabulaire scientifique.
Exemple : un podcast d’embryologie
Un résumé audio consacré à la première semaine du développement embryonnaire illustre bien l’intérêt de ce format.
En quelques minutes, le podcast peut retracer la fécondation, la formation du zygote, les divisions cellulaires successives, le passage aux stades de morula puis de blastocyste, et le début de la migration vers l’utérus. Présentée sous forme de narration chronologique, cette succession d’étapes devient un processus cohérent plutôt qu’une liste de termes à retenir. L’écoute aide ainsi à reconstruire le fil logique du développement embryonnaire, facilitant la compréhension et la mémorisation.
Ces mini-podcasts ne constituent pas une méthode unique, mais un outil de consolidation efficace. En combinant gain de temps, diversité cognitive et clarté des enchaînements, l’apprentissage par l’écoute trouve naturellement sa place dans la préparation exigeante des études de santé.

Vers une nouvelle réforme ?
Le 20 octobre 2025, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi visant à réorganiser la première année de santé. Cette réforme cherche à répondre aux limites du système PASS-LAS-SpS mis en place en 2019, jugé complexe et peu lisible pour les étudiants et leurs parents.
Voici les principaux changements envisagés.
Une voie unique d’accès
La réforme propose la fin du système PASS-LAS-SpS au profit d’une seule licence universitaire.
La première année comporterait majoritairement des enseignements en santé, et toujours une discipline hors santé choisie dans un catalogue restreint qu'aujourd'hui.
L’objectif est double : simplifier et clarifier le parcours d’accès pour les étudiants, tout en réinstaurant une cohérence nationale dans les critères d’admission aux filières médicales.
Un accès expérimental en pharmacie via Parcoursup
Le texte prévoit également que, dans la limite d’un tiers des capacités d’accueil, l’entrée en première année d’études de pharmacie puisse se faire directement via Parcoursup, à titre expérimental. Cela permettrait de diversifier les profils d’étudiants, en s’appuyant sur une sélection au niveau du lycée.
Une première année sur tout le territoire
Pour mieux répartir les futurs professionnels de santé, la proposition de loi prévoit l’organisation d’une première année d’accès aux études de santé dans chaque département.
Elle étend en outre à l’ensemble du territoire l’expérimentation d’options santé dans les lycées situés en zones sous-denses, afin d’encourager les vocations locales.
Rentrée 2027
La réforme doit maintenant être examinée par l’Assemblée nationale. Si elle est adoptée dans les prochains mois, son application pourrait intervenir à partir de la rentrée universitaire 2027.

À savoir avant de se lancer en médecine
Faire médecine, ce n’est pas seulement aimer les sciences ou vouloir aider. C’est accepter un parcours long, avec des périodes de fatigue, de doute, de pression. On commence tôt à l’hôpital, on prend des responsabilités progressivement, on joue une partie de son avenir lors des EDN et ECOS. Mais c’est aussi un chemin qui donne du sens : celui d’apprendre un métier profondément humain.
Les six premières années : un parcours commun et encadré
Généraliste, chirurgien, pédiatre… peu importe la spécialité, tous les étudiants commencent par une première année très sélective : la PASS, la LAS ou parfois la SpS selon les facultés. Ceux qui réussissent accèdent ensuite aux deux années suivantes, encore assez théoriques. On y apprend le fonctionnement du corps, les organes, les maladies, la pharmacologie, et c’est aussi le moment où se posent les bases médicales communes.
Les premiers pas à l’hôpital arrivent généralement en deuxième ou troisième année, sous forme de stages d’observation. On découvre les services, leur organisation, les patients…
Puis, à partir de la quatrième année, on devient externe. À ce stade, on partage son temps entre les cours à la fac et les stages à l’hôpital. On commence à interroger des patients, à réaliser des examens simples, à rédiger des comptes-rendus et à participer à la vie des services. C’est là une vraie immersion dans le quotidien du soin.
Les EDN et les ECOS : l’étape décisive
En octobre de la sixième année arrivent les EDN (épreuves écrites) suivis en mai des ECOS (épreuves pratiques).
Les EDN testent les connaissances et la façon de raisonner face à des situations médicales. Les ECOS, eux, sont des mises en situation : on joue une consultation avec un patient simulé, on doit poser les bonnes questions, examiner, expliquer, parfois rassurer.
Ces deux examens donnent un classement national. Et ce classement détermine deux éléments essentiels : la spécialité que l’on pourra exercer et la ville dans laquelle on effectuera la suite de sa formation. C’est pourquoi cette période est souvent l’une des plus stressantes des études.
L’internat : apprendre le métier, vraiment
Après les résultats, chaque étudiant choisit sa spécialité et sa ville. C’est l’entrée dans l’internat. À ce moment-là, on devient médecin en formation, salarié de l’hôpital. On soigne vraiment, on prend des décisions, on fait des gardes, mais toujours sous la supervision de médecins plus expérimentés.
L’internat dure entre quatre et six ans selon la spécialité. Il se termine par la rédaction d’une thèse. Une fois soutenue, on obtient officiellement le titre de docteur en médecine.
Ce que disent les étudiants
Au-delà des chiffres et des étapes, ce sont souvent les témoignages d’étudiants qui permettent de comprendre la réalité du parcours. Beaucoup racontent le choc de la première garde, le stress des EDN, mais aussi l’annonce d'un diagnostic ou le fait de rassurer un patient.

Dans les témoignages, on découvre que chacun vit ses études différemment : certains trouvent leur équilibre rapidement, d’autres doutent, beaucoup s’accrochent grâce à leur passion ou à leur équipe de stage. Ces récits permettent de réaliser que médecine n’est pas seulement un cursus, mais une expérience profondément humaine, partagée par des milliers d’étudiants chaque année.
Ces témoignages sont à écouter dans le medCast.
À retrouver sur Spotify, Apple Podcast ou sur YouTube.